Cigare

ShââBeat – Deep In

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C’est en fumant un RASS, banal cigare cubain, que je vais t’introniser toi lecteur à la nouvelle génération de cigares, une marque confidentielle, issue d’un roulage sur mesure cubain. La marque est confidentielle. Le principe est simple : un cigare frais, qui a du goût immédiatemment. Et surtout un concept à fumer en public, au milieu de nos potes non fumeurs et des nuisible fumeurs de clopes. 

Tout d’abord, je tiens à préciser qu’il s’agit d’un prototype, inaugural d’une vieille idée : créer un cigare qui rassemble – enfin surtout moi et mes potes.

Le module est plus gros qu’un laguito N°6. Le laguito n°6, c’est un truc pour mangeur de nouilles. Le Deep In, c’est un cigare Viril avec un V majuscule qui envoi du lourd, et de l’arôme tout de suite. C’est juste pour dire aux copains du nicaragua qu’en cubain aussi on peut se carrer un boudin antillais dans la bouche. Même s’il semble venir de la même fabrique mythique que le lusitanias, le deep In est un vrai cubain frais : roulé il y a peu, et conçu pour avoir du goût immédiatement, prendre du temps à se fumer et se retrouver K.O – pas comme avec ces shorts punch de daube.

Comme c’est un cubain frais, il est approximatif, nervuré et bosselé, mais sur les 20, aucun n’est bouché. Il sont vraiment roulés à la main, sans modèle. Il est souple, ce qui est normal, et il sent merveilleusement bon.
Le Deep In dégage à cru des odeurs fortes d’étable et de cuir. Il est racé.

A cru, c’est le côté fruité du cubain frais qui l’emporte sur le boisé. On sent que deep in va être bon. Le tirage ventile un peu, il faudra corriger cela sur la prochaine série.

A l’allumage, le Deep in est déjà chaud : ca envoie des arômes fantastiques immédiatement (normal, c’était dans le Cahier des charges; grand document référentiel de procéduriers sans créativité). Le Deep in est l’omega du cigare hondurien : c’est bon, mais ça va pas se vendre (Petit soucis marketing). C’est la fusion d’un Partagas avec une danseuse de ballet russe moite.

C’est une vraie expérience, rassasiante, pleine de goût, à fumer en terrasse au milieu des fumeurs de clopes.
Car c’est bien l’endroit ou goguenard, le gigot au bec, quand le clopeur te demande d’éteindre ta clope, tu lui refiles ta bague. C’est aussi ça le concept : une bague utile.

Cohiba – B.H.K 56

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Je suis un peu froid de prime abord sur ces cigares, déjà les 52 et 54 m’ont beaucoup déçu de part une linéarité vraiment agaçante,mais aussi parce que je me sens un peu victime du marketing du bling quand j’achète ces cigares là. D’aucun pense que la passion n’est pas à l’aise avec la  gestion, il en ressort quand même qu’avec le B.H.K 56 on se demande si le cigare est un produit exceptionnel, vendu pour une feuille supplémentaire dite rarissime sur le plan de tabac (pas tant que ça vue la production…) ou si on fait face à un Siglo VI augmenté.

D’un point de vue cigaristique, Cohiba peut produire des cigars exceptionnels : Siglo VI Gran Reserva, Double Corona, Sublimes, Pyramides; mais elle peut aussi produire des cigares terriblement pénibles : Genios est le premier qui me vient à l’esprit.

Qu’en est-il de ce seigneur de la havane ?

En premier lieu, la bête est impressionnante. Une exécution parfaite, pas loin d’être un des plus beaux cigares que j’ai vu passer. On est loin de l’approximation cubaine, il est lisse, bien rempli, ferme, il sent bon l’épice et le cuir, jusqu’à la teinte, tout sent la justesse et ka qualité de fabrication. La perilla sur le bout ajoute un côté insolite. Le cepo est un peu gros, mais ça semble être la mode. La bague est simplement bling, et on se sent pendant quelques secondes en le portant à la bouche un peu kéké.

A cru, les arômes sont déjà riches, mais plus fin que la gamme 1942. On retrouve du végétal, de l’épicé et du torréfié, mais surtout un arôme présent et déjà riche.

L’allumage confirme : les premières bouffées sont douces, suaves, mais riches. C’est déjà étonnament large et bon et on se laisse emporter. J’ai ouvert à l’emporte piéce, et je dois dire que le tirage est très juste, avec un bon volume, et une fumée très odorante.

Sur l’ensembe de ceux que j ‘ai fumé, le premiers tiers se met en place toujours correctement, très fin, des aôrmes torréfiés, briochés, très crémeux. La cape est bien grasse, et laisse un goût assez prononcé sur les lèvres. En bref, on tire de grandes et lentes bouffées et on s’extasie.

Au fur et à mesure la puissance monte. Et là, la jeunesse peut trahir le BHK.Sur certains, il s’agit juste de plus de puissance, et d’une bonne linéarité avec des arômes qui se fondent, pour d’autre, un dégazage devenait nécéssaire pour ôter un peu d’amertume. Mais rien de bien grave au final.

C’est un brûle doigt, rasasiant, qui finit sur une belle puissance et un torréfié gourmand.

Vous l’aurez compris, autant les 52 et 54 m’ont déçu, autant le 56 me ravi. Reste le prix, indécent, et c’est un plaisir à considérer avec parcimonie, ou pour ceux qui peuvent, un excès à s’autoriser. Je suis vraiment charmé par la finesse de arômes dégagés et la qualité de ce cigare.